Mon bref retour d'expérience sur l'écriture
L'écriture

Oyez Oyez braves gens !

« Tout savoir est fait pour être appris et transmis »

Je me permets donc, en tant qu’humble auteur débutant, de vous faire part de mon retour d’expérience dans l’écriture.
Ce qui suit n’est nullement à prendre pour argent comptant. Je ne vais vous exposer que les faits, mes bonnes pratiques, mon ressenti et ma manière de faire. Il est évident que ce n’est pas la seule, et qu’elle ne peut être qu’améliorée (et à mon avis, sur bien des points).
Pour ma part, j'ai fortement appliqué les mêmes règles que dans mon métier.
« La conception, quelle qu'elle soit, n'est que savant mélange de logique et d'imagination »

En tout premier lieu : l’histoire.
Beaucoup se demandent « Comment imaginer une histoire ? » Sur ce point, il n’y a absolument aucune recette miracle, si ce n’est « faites tomber les barrières ». Laissez-vous aller, imaginez ce que bon vous semble, ne vous mettez pas de mur. N’oubliez pas que votre imagination et vos rêves n’appartiennent qu’à vous ! Rien ni personne ne peut aller dans votre tête, donc, ouvrez les vannes ! Pourquoi se retenir d’imaginer un poney vert avec une coiffe de Louis XIV en train de danser le moonwalk, à une festnoz où des pandas carnivores mangent des gratons, tout en récitant des vers de Shakespeare, sans oublier Gollum qui tente de faire du charme à une vendeuse de pop-corn ? La preuve : rien.
- « Diantre, il est allé la chercher loin celle-là ! »
- « Certes… »

Tout être suit un principe biologique universel : la chronobiologie. Selon certaines périodes de la journée, nous allons être plus enclin à faire telle ou telle tâche, mais cela dépend énormément des personnes. La nuit est le moment le plus naturel pour la venue des idées, c’est le moment créatif du cerveau (entre 22h et 2h du matin pour ma part). Donc, si vous êtes réveillé, profitez-en ! Personnellement, je ne cherche pas à les mettre au propre, si j'y arrive tant mieux, sinon je laisse de côté. Rien ne sert de faire sale pour être obligé de tout reprendre le lendemain. De toute façon une idée vient quand elle veut, donc ayez toujours de quoi la noter sous la main. Et puis, faites les péripatéticiens, les idées fleurissent bien mieux en marchant !

Concernant les aspects pratiques/techniques :

- Pour le texte:
J'ai simplement utilisé word. Ce qui m'a permis d'en découvrir pas mal sur l'outil, très complet. Quelques petites lacunes sur la mise en page, notamment forcer un chapitre à commencer sur une page impaire. Cependant, il contient moult options très pratiques : lettrines, statistiques, et surtout compatible avec Antidote (j’y viens juste après) Il existe nombre de logiciels de traitement de texte pour l’écriture, mais je n’ai pas jugé utile de me plonger dedans.

- Correction orthographique :
C’est là où le bât blesse. Le module de word devient assez limité quand il s’agit des accords et des mots trouvés dans les méandres du dictionnaire. J’ai donc utilisé ce qui est peut-être le meilleur logiciel dans le genre : Antidote. Cher à l’achat, et je l’ai pris car je suis tombé sur une promo d’une vieille version. C’est un bon outil. Il détecte pas mal de fautes, voire trop, au sens où il est assez tatillon sur certaines règles de syntaxe, et les vraies fautes se retrouvent vite cachées au milieu de la multitude de conseils. De plus, il a du mal avec les accords de phrases complexes et longues, ce qui force à bien vérifier toutes les fautes qu’il remonte. Cependant, ce souci prouve que notre langue est encore bien trop riche et subtile pour un programme, et que notre petite matière grise est encore loin de se faire rattraper par une IA (même si cela arrive à grand pas au grand dam de l’humanité, mais ça, c’est un autre débat). Je ne compte plus le nombre de passages, de vérifications, et encore les vérifications orthographiques. Cela s’épure, mais il va sans dire que sur un roman de plus d’un million de signes, il en restera forcément. Mais ce n’est pas une raison pour écrire comme cochon, ou en langage sms !

- Les relations entre personnages, ainsi que certaines liaisons événementielles :
Ayant besoin d’un outil de modélisation « en ligne », j’ai utilisé un plugin googledrive "draw.io", simple d'utilisation, il a parfaitement convenu. Nul besoin de rentrer dans les méandres des logiciels de modélisation verbeuse, je vous le déconseille d’ailleurs fortement. Ce serait un peu comme abattre un moustique avec une catapulte à vapeur qu’on vous fournirait sans mode d’emploi.

- Frise chronologique :
Un bon vieux diagramme de Gantt. Dans mon cas, via un plugin googledrive, mais il en existe moult.

- Liste de tâches :
Un outil de post-it/notes, de préférence à plusieurs niveaux. Google keep peut convenir au début, mais il devient très vite limité lorsqu’on arrive à un grand nombre de points.

- Sauvegarde et réplication du travail (très important !) :
Certains diraient que je fais dans la paranoïa, mais que voulez-vous, une panne de disque est si vite arrivée. Au moins, pour le moment (et je touche du bois), je n’ai rien perdu. Et quand par mégardes je faisais une bourde, je récupérais très vite mon travail. Donc, sauvegarde à plusieurs endroits : sur mon poste, sur googledrive (en privé) et sur mon hébergeur, en pensant à bien sauvegarder et pousser les fichiers à chaque fois. Pour ma part...un gestionnaire de configuration/version: GIT. Soit, là on tombe dans le domaine de l'info, et si vous n'êtes pas dedans, laissez tomber, car vous en seriez traumatisé. Mais c'est vraiment pratique quand on veut revenir en arrière sur ses écrits, conserver des portions pour plus tard (ou pour jamais !) ou quand on a fait une bourde pendant la sauvegarde…

- Carte du monde :
Pour la fameuse carte du monde, je me suis équipé d’un logiciel spécialement conçu pour cela : Campaign Cartographer. Il prend de l’âge certes, mais il fait sa part comme il convient. Il existe nombre de modules et logiciels du même type de la part de l’éditeur. Coût : 30 euros. Pour le travail qu’il y a derrière, et pour la rentabilité, ce n’est vraiment pas cher payé. La bibliothèque de modèles est assez bien fournie, et on peut facilement l’alimenter. Par contre, petit bémol, niveau ergonomie, ce n’est pas vraiment ça, il faut un petit moment avant de le prendre en main, mais bon, il faut s’adapter. Une fois acquis, on arrive à faire des choses vraiment chouettes !

Et l’écriture dans tout cela ?
Concernant la manière d’écrire, il y a à la fois bien des manières et aucune. Vous avez chacun votre style. Vous pourrez toujours essayer de copier ou de prendre inspiration, il en résultera inéluctablement que votre style est unique, tout comme bien des choses chez l’être humain. Écrivez comme bon vous semble. Ne cherchez pas à faire plus que vous ne le pouvez, du moins au début. Soyez à l’aise dans vos écrits. Par exemple, si vous n’êtes pas trop sûr de vous sur l’utilisation de temps alambiqués, laissez tomber, faites au plus simple, au présent. Ne commettez pas non plus l’erreur d’utiliser des mots trop complexes et savants. Qui plus est, depuis quelques années, c’est la mode des nouveaux mots bienséants qui ont l’air anciens, qui veulent en dire long, mais qui clairement, ne sont là que pour épater la galerie (et je reste poli). Cependant, ne faites pas moins que ce que vous pourriez faire, et surtout essayez de faire mieux, d’évoluer. Commencez simple certes, mais tenter de vous améliorer davantage à chaque chapitre ou relecture. Un des points les plus importants dans tout ceci : faites-vous plaisir ! L’écriture est un art. L’art est à la fois un moyen de produire, mais aussi une distraction, une détente et un acte de satisfaction. Écrivez comme si vous jouiez de la musique, que cela vous fasse valser de plaisir. Considérez un écrit comme terminé (hors fautes), lorsque vous vous plaisez à le lire.

Mais alors, combien de fois doit-on relire et reprendre son œuvre ? Autant qu’il sera nécessaire ! Faire, défaire, refaire, reprendre, casser, refaire…c’est de la conception de base. Mais alors diantre, quand arrêter ? C’est là où décision doit être prise. Sachez que si vous êtes un être censé, vous ne serez JAMAIS content de votre œuvre, vous n’y verrez toujours que des défauts (et dans cette logique, si vous voyez plus de qualités et estimez vos écrits parfaits, vous avez beaucoup de soucis à vous faire…). Mais à un moment, il faut se mettre en tête que « Le mieux est l’ennemi du bien », et se décider à mettre le point final, à se lancer, à faire le grand saut…

Voilà, je rajouterais certainement quelques éléments à cet article au fil de l’eau et de mes inspirations, mais j’espère vous avoir aidé.

À bientôt !